samedi 22 septembre 2018

Soirée Paulette X Phildar


Paulette c'est un magazine créatif féminin inspirant et inspiré. Paulette c'est toi, c'est moi, c'est nous, ce sont toutes celles et ceux qui ont le poil qui s'hérisse à la lecture absurde des diktats présents dans la presse féminine généraliste. 
Pop-up store Paulette. ©cassandre_th 

 Paulette a lancé sa première collaboration avec la plus classique des marques qui traverse les générations : Phildar. Cette collab' a donné naissance à des chaussettes hautes aux inscriptions positives "GOOD MOOD" et à des collants pour que nos gambettes passent l'automne et l'hiver au chaud. Pour l'occasion, le magazine a organisé une soirée privée au sein de leur pop-up store au 126 rue de Turenne à Paris le jeudi 20 septembre. 

Paulette X Phildar. ©Emma Picq 

Ce lieu éphémère fut ouvert durant une semaine et a permis d'accueillir de nombreuses marques comme les divins sous-vêtements Bibiche, les céramiques boobesques de Pia Van Peteghem, ou encore Season pour le plus girly des coffee-shops. Il était également possible d'élaborer ses propres bouquets grâce aux fleurs de chez BergamotteLe shop, tout de rose poudré, a été scénographié par la talentueuse @royalgarance. On pouvait également assister à des ateliers créatifs et des talk shows pour échanger sur des thèmes comme la confiance en soi, nos rêves, ... 


Pop-up store Paulette. ©cassandre_th 
Pop-up store Paulette. ©cassandre_th 

Pop-up store Paulette. ©cassandre_th 


Lors de la soirée de lancement, une centaine de lectrices et lecteurs ont été invités pour échanger autour de délicieux cocktails réalisés par Finlay et Gin de France, de petits Avocado Toasts ou encore de Banana Bread tout en découvrant les marques d'objets et de vêtements proposées à la vente au Pop-Up Store et évidemment la collection réalisée avec Phildar que vous pouvez découvrir ici


                   
  



                                                                        
             


      Photos réalisées durant la soirée privée Paulette X Phildar. ©cassandre_th 


Ce fut une soirée des plus réussies, où l'ambiance reflétait à merveille ce magazine et sa communauté. De la joie, de la bienveillance, de la créativité, et de l'inspiration. 
Merci Paulette ! 



lundi 2 juillet 2018

CINEMA : Petit Paysan d'Hubert Charuel

Petit Paysan de Hubert Charuel, France, 2017, 90 min.

        Dans Petit Paysan nous retrouvons un protagoniste trentenaire, Pierre. Il est agriculteur, il a repris l’exploitation de ses parents. Sa vie paysanne va basculer lorsque sa sœur, vétérinaire, va déceler une maladie incurable et contagieuse à son troupeau de vaches. Dans ce premier film cathartique, le jeune réalisateur, Hubert Charuel, montre que l’exotisme est partout. Même dans ces villages reculés où les vaches sont plus nombreuses que leurs habitantes et habitants.




Les années 90 ont été ravageuses pour le monde paysan. Vache folle, fièvre aphteuse, de nombreuses fermes ont vu leurs portes se fermer. Hubert Charuel dresse un portrait émouvant de cette réalité crue. Lorsqu’une ferme se termine, il n’est pas question uniquement d’un bâtiment, il est également question d’une vie qui s’arrête aux mêmes portes. Lors d’une masterclass dans son ancienne école, l’Institut Européen du Cinéma et de l’Audiovisuel de Nancy, le réalisateur confie que cette fiction a une part autobiographique. En effet, il a lui même travaillé dans la ferme de ses parents. Ces derniers jouent d’ailleurs leurs propres rôles dans cette œuvre cinématographique qui peut donc être considérée comme une autofiction.

Le spectateur est happé par la représentation de ce monde agricole qui est si peu représenté grâce au genre du thriller. Le point de vue est essentiellement basé sur celui du jeune protagoniste à la tête de son exploitation. Une musique extradiégétique très minimaliste est utilisée pour aider le spectateur à entrer dans la tête du personnage, à souligner le genre, et cela est efficace. Tout comme un titre de Action Bronson, artiste musical de Hip-Hop, qui apparait à la fin du film, permettant de se décoller des clichés du monde paysan. Le réalisateur n’hésite pas à citer le film Alien comme référence directe à une scène de vêlage dans laquelle il a voulu introduire cette figure de monstruosité dans une histoire d’amour véritable entre un paysan et ses vaches. Des sentiments si forts qui poussent Pierre à se persuader qu’il attrape la maladie de ses vaches. L’homme et l’animal ne font plus qu’un. L’aspect psychosomatique est à son paroxysme et cela touche le spectateur.

Pierre (Swann Arlaud) et Pascale (Sara Giraudeau).

On en ressort ému, touché, et ébahi, par le talent grandiose d’Hubert Charuel pour un premier film. Ainsi que celui de Swann Arlaud et Sara Giraudeau dans les rôles respectifs de Pierre et de Pascale, sa sœur. Ces deux acteurs, ne connaissaient rien au monde agricole et se sont adaptés d’une manière sans équivoque et très impressionnante. Les Césars du meilleur premier film, meilleur acteur, et meilleure actrice dans un second rôle sont amplement mérités et annoncent une carrière fulgurante pour Hubert Charuel que l’on suivra avec une attention toute particulière.